


Un peu d'histoire du divertissement en France ...
Les cafés-concerts et music-halls parisiens et bordeleais présentaient dès la fin du XIXème siècle des numéros dans l'esprit du burlesque américain (sans jamais leur donner specifiquement ce nom). Pourtant des artistes comme Joséphine Baker, Anna Held, Loïe Fuller sont considérées comme des icônes dans le monde du Burlesque. Des lieux comme le Moulin Rouge et les Folies Bergères, les productions Tichadel, les costumes des ateliers Max Weldy seront toujours des références pour des artistes nostalgiques des spectacles fastueux d'autrefois. Malheureusement, les revues de music-hall furent totalement boudées par les Français après la seconde guerre mondiale et seuls les touristes visitant la capitale demeurent encore aujourd'hui friands de ces revues qui faisaient la réputation des nuits parisiennes d'autrefois.
Les revues et le monde du cabaret sont snobées essentiellement car le public pense qu'ils correspondent à un autre âge. Pourtant Jacques Pessis (journaliste, écrivain, producteur de télévision, historien du music-hall) écrivait "le temps des cafés-concerts et du music-hall de jadis est définitivement révolu. Il est impossible aujourd'hui, pour des raisons de rentabilité évidente, de proposer des spectacles aussi fastueux. Mais est-ce une raison pour les ranger définitivement dans l'armoire aux souvenirs ? En s'inspirant de ces bases, de ces fondations, des producteurs, des auteurs, des costumiers, des décorateurs ou des metteurs en scène ne peuvent-ils pas construire un nouvel univers adapté à l'air du temps ?".
Est-ce que le Burlesque aujourd'hui parviendra à relever ce défi ?
Biographie
Questions à Sugar Da Moore
Sugar Da Moore présente depuis le début du printemps 2010 son premier spectacle solo "Le Coquineries Show !". Spectacle visuel qui met en scène 12 tableaux d'effeuillage chorégraphiés. Véritables performances visuelles où le corps est dévoilé avec grâce, sophistication, humour et fantaisie. Sugar s’inspire de l’univers du cabaret et du burlesque américain pour la conception artistique de ses numéros. Sugar Da Moore se produit en France et à l'étranger , notamment aux Etats-Unis et au Canada, dans des spectacles, galas, festivals, événements artistiques et soirées privées. Elle fait partie de «Tempest Burlesque» groupe international d’artistes burlesques indépendants (basé à Seattle). Elle a rejoint en 2009 le cercle des artistes référencés dans le catalogue permanent des évènements «casinos et hôtels Lucien Barrière».
Sugar revisite aussi un autre genre artistique, le “Pinup Art” en collaborant avec des photographes venant de divers horizons. Les photos reprennent les codes classiques de l’univers Pinup, tout en lui donnant plus de modernité, avec de subtiles références aux films noirs et aux polars.
En 2009, Sugar Da Moore crée son école d’Effeuillage Burlesque : Coquineries School. Cette structure a été créée pour permettre aux femmes de découvrir l’Effeuillage Burlesque de façon personnalisée et progressive. De la simple initiation à la pratique régulière, chaque élève doit se faire plaisir, se découvrir sous un nouvel angle, et enrichir l’univers dans lequel elle se voit évoluer.
Références Presse
Télévision : Canal+ (l’édition spéciale - Daphné Burki), TPS Star (En attendant Mnuit), NRJ Paris (le JT), Direct 8 (Y’a une solution à tout), TF1 (combien ça coûte - l'hebdo)
Presse écrite : Métro, Direct Matin, Glamour, Avantages, BE, Femme Actuelle...
Radio : Europe 1 "et si c'était ça le bonheur" émission de Faustine Bollaert, RFI, Chérie FM
Web : Elle.fr, Au féminin.com, Blogs : Les Chroniques de Sonia, Marie Luv Pink, le blog d'ETAM ...
Quelle est la différence entre le Striptease et l’Effeuillage Burlesque ?
Pour Sugar Da Moore, le Striptease a pour finalité la nudité alors que pour un effeuillage c'est avant tout la présentation d’un univers et d’une histoire. La mise en scène, les accessoires et le fil conducteur sont primordiaux.
Vous avez créé en septembre 2009 une école d’Effeuillage Burlesque appelé « Coquineries School ». Que vont trouver les personnes qui s’inscrivent à vos cours ?
Les cours s’adressent à toutes les femmes de 18 à 78 ans ! Car le besoin de séduction s’exprime à tout âge. Les principes enseignés à Coquineries School sont simples et peuvent avant tout accompagner les femmes dans leur quotidien. La diversité des profils lors d’un cours permettra d’enrichir les envies artistiques des unes et des autres.
Que les personnes suivent un ou plusieurs cours, l’objectif principal et de réaliser une activité originale, entre filles, qui permette de mieux se découvrir. Certaines participantes utiliseront cette expérience pour gagner simplement en confiance, d’autres peut-être souhaiteront aller plus loin et se produire si elles le désirent.
Pour allez présenter cette année sur scène un spectacle solo le « Coquineries Show ». 1h10 d’un spectacle exclusivement composé d’effeuillage burlesque, un pari osé ?
Coquineries Show est un spectacle d’Effeuillage Burlesque, de la première à la dernière minute : et c’est là son originalité. Il ne s’agit ni d’une revue, ni d’une comédie musicale, ni d’un spectacle de nu artistique. Chaque tableau invite le spectateur à découvrir l’effeuillage sous un regard nouveau. La manière de s’effeuiller n’est jamais la même. Bien que les effets visuels et musicaux contextualisent nettement chaque numéro, le caractère volontairement épuré du spectacle permet au spectateur de se concentrer sur la dimension artistique, en maintenant les effets spéciaux au rang secondaire. À la différence du gala, format artistique coutumier de l’Effeuillage où chaque passage dure tout au plus 5 minutes, ce one-woman-show basé sur la proximité permet à l’artiste de se dévoiler de façon plus intime à son public.
« Ce spectacle n’est pas la mise à nu de mon corps, mais celle de ma personnalité. Familier ou non de la discipline, j’espère que le public percevra ce spectacle et l’effeuillage comme un divertissement à part entière et une manière de percevoir la féminité et la séduction avec plus de nuance ».
Quelles sont vos sources d’inspiration ?
Les années 50 représentent la période qui m’inspire le plus. Mais je ne veux pas m’emprisonner dans une époque, un style ou un genre. Les films d’Hitchcock, de Marilyn Monroe, de Rita Hayworth, les comédies musicales, mais aussi des films comme « Moulin Rouge », « Victor-Victoria » ont eu une énorme influence mais je ne fais que des clins d’œil car je tiens à garder une liberté de création.
Comment concevez-vous vos numéros ?
C’est généralement la musique qui initie la conception de mes numéros. La chorégraphie, très différente des techniques de danse «classique» ou «acrobatique», se décline en une subtile combinaison de danses, d’ondulations, de démarches, d’attitudes et d’expressions du visage. La conception des costumes et de tous les éléments qui les composent est intimement liée à la manière dont je choisis d’illustrer un effeuillage.
A propos de Sugar Da Moore